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L’argent, toujours l’argent!

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Dans le métro, je lisais ce « numéro spécial » sur l’après-Ouragan Katrina, une initiative du renommé Fortune. Plus précisément, c’était « The Truth About Oil », de Jon Birger, un de plusieurs articles qui font partie du documentaire intitulé Crude Realities, Truth and Consequences. La pognez-vous? On remarque d’emblée que le titre provocateur est « crude realities », un jeu de mot avec le « crude oil », (qui est une huile pas tout à fait raffinée)…digne de l’humour de mon chum John! :P
Pour en arriver aux faits, l’auteur se donne comme tâche de réfuter plusieurs croyances que les gens ont par rapport à l’huile et à son prix exorbitant (d’où le lien avec l’ouragan Katrina). Et le point de vue de l’auteur me faisait grincer les dents. Bref, ça me faisait rendre compte à quel point le monde du milieu financier pense qu’à l’argent. Parmi toutes ses solutions aux problèmes associés à l’augmentation du prix du pétrole, jamais n’a-t-il mentionné des problèmes environnementaux, de transports en commun, ou d’incitatifs gouvernementaux pour faire baisser la consommation nationale. C’est sûr qu’il était objectif d’un point de vue journalistique; en effet, il faisait mention des détaillants et leur impuissance face à la flambée des prix, ou encore que c’est en partie de la faute des hedge funds pour leurs spéculations qui font gonfler le prix à la pompe de 30% (ça c’est pas loin de $US 20 sur un baril qui s’échange à $US 65). Et je suis totalement d’accord avec lui que le problème est présent, alors il faut jouer selon les règles du jeu. Et les règles sont que nous ne profitons pas totalement du plein potentiel qu’un baril de pétrole nous rapporterait si nous étions plus efficace avec.

Comment être plus efficace? Prenez, par exemple, les États-Unis qui vont bientôt épuiser leur stock d’huile (pour lui c’est un mythe, mais bon…). « So what? », qu’il répond. Il dit qu’on aurait l’argent pour construire des raffineries, mais la raison pour laquelle il n’y a en pas eu une de construite depuis 30 ans, c’est que ce n’est pas rentable. Avec le coût de la main-d’oeuvre, on est tout aussi bien aller se ravitailler en Inde, dans les Caraïbes, ou bien en Amérique du Sud, des régions où, en plus, les lois environnementales ne sont pas aussi strictes que dans les pays du G8. Jamais n’a-t-il parlé du Protocole de Kyoto, ou du problème des gas à effets de serre, ou des problèmes de santé s’aggravant dans les grande ville du monde. Me semble qu’en tant que haut dirigeant, on ne peut pas se concentrer sur des solutions à court terme. Changer de pusher ne réglera pas le problème de dépendance et ses effets néfastes à long terme. Il faut attaquer le problème à la source, et c’est en s’efforçant à réduire notre consommation que nous allons pouvoir s’éloigner de ce poids lourd qui ne fait que chavirer le navire de l’économie. Tout y est rattaché, mais dans le fond, on pourrait s’en départir relativement facilement, en partant un nouveau marché parallel plus stable.

Ce marché aurait ses graines dans les universités ou les laboratoires des compagnie (quoiqu’on sache tous que les compagnies veulent s’assurer de leur part du gâteau dans l’huile jusqu’au dernier morceau…), et poléniserait une économie entière qui se tiendrait entre elle. Mais commençons à quelque part, et commençons pour vrai, pas de reculons comme des peureux. Une fois cette économie démarrée, le shift va se faire tout seul parce que tout le monde va se rendre compte à quel point on est bien sans huile. Il me semble que c’est gagnant, tout l’argent dépensé va vers des technologie et de la recherche avancée, donc cette même argent vien enrichier nos coffres, pas ceux des autres pays. L’argent reste dans le pays. Bon, je ne veux pas m’aventurer sur les bases économiques d’un tel marché, mais je tiens quand même à dire qu’on ne peut plus avancer les yeux fermés dans une économie dominée en grosse partie par les cours de l’essence. Les peurs de chacun sont traduites par des spéculations, ce qui crée l’inflation, dérègle nos porte-feuilles, et fait en sorte que les victimes sont plus pauvres, et les maîtres du jeu s’enrichissent.

C’est drôle parce que quand je change de revue et me retourne vers un bon vieux New Scientist, le point de mire est complètement changé. Les auteurs suivent, au détails près, tous les changements climatiques, écrivent des essais sur les mesures à prendre pour soigner notre planète, et étalent toutes les possibilités qui s’offrent à nous en terme d’énergie renouvelable. Ils nous parlent d’éthique, de forces économiques qui nous obligent souvent à faire des choix difficiles, de politiques étrangères qui crées des tension, ou tout simplement d’une percée scientifique qui pourrait nous désintoxiquer de notre dépendence. Peu importe l’idée qui dirige leur plume, la conclusion demeure dans l’intérêt d’un future sain pour notre planète. Et je suis de ceux qui croient qu’il y a toujours une meilleure solution pour tout, et régler le problème du pétrole en allant en acheter ailleurs n’est pas la meilleure solution.
C’est sûr que c’est toujours plus facile de rester aux bonnes vieilles habitudes, mais il va falloir se botter les fesses, diminuer la dépendance, et ainsi devenir plus riches…et en santé!

Je lisais... Lyndon Larouche - The Great Change of 2005


MauvaisBoff...MoyenBien!Excellent! (Aucune cote enregistrée)
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3 commentaires sur 'L’argent, toujours l’argent!'

  1. André Leclerc dit:

    le 5 octobre 2005 à 16:52

    Vous avez vu les quelques millions du Canada ‘destinés’ aux pauvres? Encore de l’argent qui sera engloutie par ceux qui en auront le moins besoin…Mettons donc cet argent dans l’amélioration du transport en commun, peut-être que les gens auront envie de l’utiliser! Ou encore peut-être faire comme à Londres et faire payer un prix exorbitants toutes personnes qui tentent utiliser leur voiture dans une région circonscrite du centre-ville..

  2. René dit:

    le 16 novembre 2005 à 02:43

    Donnons de l’argent aux chercheurs pour que des moteurs a hydrogene voient le jour au plus vite, et favorisons les energies propres en taxant les energies poluantes

  3. Bruno dit:

    le 11 octobre 2008 à 15:38

    Oui pour les energies alternative, par contre l’hydrogene pour etre stocké et utiliser doit être compresser à 300 bars ce qui nécessite beaucoup de puissance.

    De même pour le produire, soit les resserves naturelles (si elle existe), soit par électrolyse de l’eau, et la encore ca nécessite beaucoup d’énergie, alors je suis pas sur que l’hydrogène soit l’energie du futur, plutôt un beau coup publicitaire…