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Publisac

Je cogite ces derniers temps sur une loi qui obligerait les compagnies de distribution publicitaire, genre Publisac, à demander l’autorisation aux citoyens de recevoir leurs paquets de publicité à la maison. Que l’on ne reçoive plus de publicités par défaut, mais seulement si nous avons appelé à un numéro spécial, mettons. Une ligne téléhonique, ou un site internet, où les clients seraient invités d’y cocher les compagnies qui ont droit de leur faire parvenir leur publicité. IKEA, Canadian Tire et Sears seraient aussi des compagnies visées puisqu’elles envoient leur catalogue aux citoyens sans leur en demander la permission.

Quand on voit une entreprise comme Telus qui, il y a quelques années, a lancé son propre bottin de téléphone pour faire compétition aux Pages Jaunes, et l’a distribué à une bonne partie des ménages montréalais, ça fait mal au coeur de voir le gaspillage causé. En regardant autour de chez moi, dans les appartements voisins, le gaspillage de papier est flagrant avec les sacs de Publisac qui passent 3-4 nuits dehors avant qu’un des locataires ne décident de les prendre et de les mettre dans le recyclage (si non dans la poubelle…). Et même s’il est recyclé, l’énergie dépensée n’aide en rien nos intentions initiales. Alors pourquoi ne pas demander aux compagnies de faire leur bout de chemin et de bien prendre en note les adresses désireuses de recevoir leurs publicités? Je parle ici de gros paquets de papier pêle-même là, pas un dépliant d’une pizzeria. L’affaire c’est que les compagnies qui vendent la distribution de publicité à des entreprises sont très avantagées en ce moment; elles se vantent qu’elles atteignent des populations entières (du gros exposure pour leurs clients) et elles n’ont même pas à se préoccuper des déchets causés. C’est distribué, merci bonsoir et à la semaine prochaine.

Avec une loi, elles ne pourraient plus vendre à gros prix leurs services de distribution parce que beaucoup de citoyens auront dit non aux publicités; leur valeur sera donc diminuée. Par contre, je suis sûr que Publisac, par exemple, serait quand même capable de capitaliser sur sa marge de profit même si elle vendait son « sac » à ses clients moins cher. Si elle dit qu’elle atteint 100 000 personnes sur l’île de Montréal, au lieu de 1 million comme avant, au moins elle peut assurer au client que ces 100 000 personnes-là veulent recevoir leur publicité et vont la lire. Une valeur plus sûre, donc, et beaucoup moins de ressources gaspillées, c’est certain! Qu’en pensez vous?

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