Google au Kenya
Si une entreprise internationale de bonne réputation décidait de s’installer dans une ville, la population serait évidemment optimiste. Mais si c’était Google qui décidait de s’installer dans un pays du tiers-monde, la population serait littéralement au bord des larmes! Eh bien Google construira un pied-à-terre dans la région sub-saharienne, au Kenya!
Non seulement je trouve ce geste stratégique, mais aussi noble. Enfin une grosse entreprise, qui demande éducation et talent, s’installe dans un pays sous-développé. Cela fera rouler l’économie et donnera de l’espoir aux étudiants. Du côté technologique, Google amènera beaucoup puisqu’elle-même aura besoin d’une grosse infrastructure afin de supporter ses activités. Le Kenya a donc un pouvoir plus grand de négociation pour se payer une fibre optique de 100 à 200 M$ qui reliera le côte est africaine à l’autre côté de l’Océan Indien. Il était temps puisque la plupart des universités n’ont même pas d’email, et la seule manière de se connecter à Internet et de faire des appels interurbains est via satellites, ce qui coûte très cher.
Google aura aussi l’avantage d’avoir été le premier gros joueur des technologies de l’information et communications (TIC) en sol sub-saharien. Dans 10-15 ans, lorsque les salaires auront monté en Inde et en Chine, et que la majorité du outsourcing se fera en Afrique, le mot “Google” représentera tout l’univers de l’Internet pour les jeunes Africains. Un peu comme au début des années 1990 lorsqu’on associait AOL à tout ce qui était Internet.
Quoiqu’il en soit, je suis bien content de cette rare bonne nouvelle pour l’Afrique. Même avec une espérance de vie de 55 ans, et un PNB par capita de 1440$ par année, il y a une compagnie qui a compris que tout coureur mérite sa première chance. Euh, attendez. Dans le fond, est-ce seulement pour subvenir aux besoins de cafféine de tous ses nerds que Google a décidé de s’installer près des plans de café keniens?!
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